samedi 30 avril 2005
Par Tigroux, samedi 30 avril 2005 à 23:46 :: Oh mon bateau !!
Ah, la Martinique. Un pays dans lequel j'ai vécu durant un an et qui m'a laissé beaucoup de bons souvenirs. Quel étrange sentiment de retrouver ce lieu. Je ne pensais pas qu'il soit possible d'y retourner un jour et pourtant, le bateau s'accoste à Fort de France et de suite, les souvenirs affluent dans ma tête. C'est une sorte de mélange entre le passé et le présent qui laisse un sentiment étrange.
Une fois que nous pouvons sortir, je troque mon uniforme pour revêtir celui (virtuel) de guide touristique. Étant le seul de l'équipe à connaître le pays, tous les espoirs sont en moi. Alors, je fais de mon mieux pour me souvenir les bon coins pour faire passer à tous une excellente escale. Le premier jours, nous sortons vers 16h30 et l'objectif de la soirée est d'aller se baigner avant le coucher du soleil. Un objectif difficile à réaliser puisque ici, le soleil se couche toute l'année vers 18h. Nous nous dépêchons de récupérer la voiture de location et nous dirigeons vers Les Trois-Ilets, village très touristique situé au Sud de la baie de Fort-de-France. Il existe des navettes pour traverser la rade mais en voiture, le chemin est beaucoup plus long et finalement après une heure de route, nous arrivons à l'Anse Mitan. Ni une, ni deux, nous sommes déjà à l'eau. Le soleil est déjà couché mais le bain crépusculaire n'est pas mal du tout, les étoiles commencent à apparaître, on se croirait au paradis. Après le bain, nous nous mettons en quête d'un coin où boire un coup et manger un morceau. Un endroit aux Trois-Ilets s'appelle la pointe du Bout, le repère des touristes métropolitains et étrangers. Un endroit aseptisé, trop clean pour être martiniquais et pas du tout dépaysant. On y boit un coup tout de même et ensuite, on trouvera un bon restaurant un peu plus loin. Au menu, colombo de poulet. En Martinique, tous les plats sont servis avec du riz et des légumes-pays (le nom générique des racines locales). Puis la fatigue accumulée durant tout le transit se fait sentir, et nous rentrons tranquillement à bord.
Le lendemain, nous quittons le bord aux alentours de midi direction l'Habitation Clément dans le village du François. Mais avant, il nous faut trouver un endroit où manger. Heureusement, Ludovic avait acheté le guide du Routard et on a suivi leur conseil (avisé en l'occurrence) en s'arrêtant dans un boui-boui. La carte était très simple, deux entrées et trois plats et du poisson ou des fruits de mer dans tous les plats. Le choix fut donc aisé et nous avons très bien mangé. Ensuite nous reprenons la direction de l'habitation Clément. Difficile de décrire la beauté de l'endroit, je pense que les photos s'en chargent très bien, je n'en dirais donc pas plus. Une fois quittée l'habitation Clément on se met à la recherche d'une plage. Et pour cela direction le Nord. La carte routière nous indique une plage pas très loin. Cependant, grâce aux talents de Ludovic, nous ne la trouverons jamais. Nous avons erré au moins une heure sur des routes défoncées sans jamais trouver un semblant de plage. A bout, nous prenons la direction de la presqu'île de la Caravelle où je connais quelques très jolies plages. Nous y arrivons au coucher du soleil et c'est de nouveau un bonheur de se baigner dans cette eau si chaude et si limpide. Le soir, c'est un repas de langoustes à Tartane qui nous attends et harassés par cette épuisante journée, nous rentrons tranquillement à bord.
Le troisième jour sera dédié à la visite de quelques lieus au nord de l'île. Tout d'abord, nous empruntons la route de la Trace, une route qui serpente dans les montagnes et une végétation luxuriante, pour nous rendre aux jardins tropicaux de Balata. Mais avant d'y arriver, nous passons devant une réplique du Sacré-Coeur de Montmartre. C'est très sympa de voir un tel monument posé au milieu de nulle part. Quelques photos et nous repartons vers les jardins de Balata. Ce jardin recense plus de cent-cinquante espèces de plantes en tous genres. Des palmiers, des fleurs, etc. C'est absolument magnifique. Les photos parleront également beaucoup mieux que moi. Ensuite nous nous arrêtons à Morne-Rouge pour déjeuner et je pense que nous y avons mangé le meilleur flan coco de l'univers. La prochaine étape de la journée est de passer à Saint Pierre, la ville qui a été dévastée par l'éruption du Mont Pelé en 1901. Sur la route, nous prenons quelques photos de la montagne, mais malheureusement, le somment, comme souvent est dans les nuages. A Saint Pierre, pas le temps de visiter grand chose, alors nous en profitons pour écrire les cartes postales et prendre un petit bain. La dernière étape de la journée est Le Diamant, un lieu que j'adore sur l'île, des plages magnifiques et quasi-désertes. Une belle vue sur le fameux rocher du Diamant. L'objectif une fois de plus était d'y arriver avant le coucher du soleil. C'était bien parti mais c'était sans compter avec ma légendaire tête de linotte. Je me rends compte sur la route que je n'ai pas de chaussures. J'ai dû les oublier sur la plage. Demi-tour vers Saint-Pierre et en effet, mes chaussures m'attendaient tranquillement à l'endroit où je les avais posées. Bon il est temps de repartir vers Le Diamant. Nous y arrivons quelques minutes avant le coucher du soleil et nous profitons tranquillement de la douceur de l'air et de l'eau. Ensuite, nous rentrons tranquillement à bord, le coeur lourd car c'était notre dernier jour d'escale en Martinique.
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