mardi 11 avril 2006

Fan de ...

Harry Potter

Ça y est, j'ai cédé ; je suis devenu fan des aventures du petit sorcier, j'ai nommé Harry Potter.

Jusqu'à présent, je n'avais vu que les films (de l'École des Sorciers à la Coupe de Feu) et Sophie, ma soeurette préférée, qui elle est une fan ultime puisqu'elle a tout lu, en français en anglais et vu tous les films m'a prêté sa collection. J'ai commencé à en lire un que j'ai englouti en quelques jours, puis le second que j'ai lu encore plus rapidement. J'en suis rendu au quatrième de la série et j'adore.

Plus objectivement, c'est facile à lire, l'intrigue est très bien ficelée et une fois qu'on a commencé, on a du mal à fermer le livre pour aller dormir. Ce sont des livres que je conseille particulièrement à ceux qui ont envie de se réconcilier avec la lecture.

Allez l'Irlande !

samedi 19 novembre 2005

Les Chemins de Damas et la Trilogie des Prophéties

Les chemins de Damas - Pierre Bordage

La trilogie des prophéties, une des dernières oeuvres de Pierre Bordage, est constituée de "L'évangile du serpent", "L'ange de l'abîme" et "Les chemins de Damas". Dans le plus pur style de l'anticipation, il nous dépeint un tableau très sombre de l'Europe entre environ 2010 et 2050 (aucune date n'est mentionnée, mais c'est l'évaluation que j'en ai faite).

Mais avant tout, deux petits extraits du dernier de la série : Les chemins de Damas

page 14

A ces familles réfugiées sur le toit de leur maison inondée. A ces corps éventrés, déchiquetés, calcinés sur les trottoirs. À ces passants tirés comme des lapins par des fanatiques planqués dans les bâtiments délabrés. Le malheur avait traversé le plasma de l'écran. Dire, dire qu'on avait osé accoler, vingt ou trente ans plus tôt, le nom de télé réalité aux inepties de célébrités faisandées recluses dans une ferme, sur une île ou dans un bagne d'opérette, aux braillements d'adolescents prisonniers d'une usine à gloire, aux métamorphoses chirurgicales de femmes déformées par les grossesses et la mal bouffe.

page 365

Ouais, Cogito ergo sum, tout ça.. . Mais c'est l'homme qui devrait dompter et chevaucher la pensée, pas l'inverse. La plupart du temps, la pensée n'est qu'une réaction mécanique du conditionnement. L'autre nous paraît hostile parce qu'il n'appartient pas à la même race, au même peuple, à la même religion, à la même histoire, au même sexe, au même âge que nous. Nous ne le percevons qu'à travers nos filtres, chrétien, juif, musulman, hindouiste, bouddhiste, animiste, athée, homme, femme, vieux, jeune, beau, laid, nous ne lui accordons pas de vraie légitimité, l'autre nous regarde au travers de ses filtres et ne nous accorde pas de vraie légitimité. Nous nous excluons mutuellement de nos territoires parce que la pensée donne sans cesse des limites aux territoires. Moi, par exemple, je te regarde au travers de mes filtres émotionnels, je me méfie de toi parce que ma mémoire me harponne, me rappelle sans cesse que j'ai déjà souffert à cause des femmes, que je dois me méfier de mes élans, de mes sentiments, je te regarde comme une ennemie potentielle, je te tiens hors de mon territoire alors que tu ne m'as jamais causé le moindre mai et que, même, ta présence me fait plutôt du bien. Quand je te dis que la pensée rend con!

Dans cette trilogie, Pierre Bordage sous couvert de décrire l'Europe dans quelques décennies, nous mets en garde contre ce qui lui fait peur : la montée des intégrismes religieux, la peur de l'autre, la guerre, etc. A mon avis un grand roman qui fait peur mais qui ne nous laisse pas sans espoir.

dimanche 06 novembre 2005

Rouge Brésil

A l'instar du Grenouille bleu, j'ai d'abord découvert Jean-Christophe Rufin par son roman Globalia.

Ayant été emballé et ayant suivi les conseils du Grenouille bleu (encore lui !), je me suis lancé dans la lecture de "Rouge Brésil. J'avais un peu peur, effrayé par la mention Prix Goncourt 2001.

Eh bien, c'est un roman remarquablement bien écrit, l'intrigue est fascinante, les personnages grandioses, et le lieu ...

Grâce à ce roman, j'ai pu découvrir la baie de Rio de Janeiro inaltérée, vierge de toute civilisation, alors que j'avais eu la chance de la voir en vrai à deux reprises. Cela m'a aidé à imaginer la configuration des lieux grâce aux noms familiers qui émaillent le récit : Tijuca Copacabana, le pain de sucre. Je crois que je suis tombé amoureux de ce lieu et pouvoir le redécouvrir, différent, intact grâce au talent de Jean-Christophe Ruffin a été un moment très agréable où mémoire et imagination ont été stimulés.

Pour ceux qui comme moi sont adeptes du "Cultivez-vous en passant un bon moment", vous apprécierez de (re)découvrir les affres de la France du XVIe siècle, les guerres de religion et la conquête des Amériques.

Je ne peux que vous conseiller ce livre et j'espère vous en avoir donné l'envie.

samedi 22 octobre 2005

Le K

Le K - Dino Buzzati

Voilà quelques années que j'avais commencé à lire le recueil de nouvelles de Dino Buzzati, le K.

Que n'avais-je pas manqué en m'arrêtant aux premières nouvelles. Ce recueil contient de véritables merveilles de fantastique ou d'anticipation marquées par les problèmes de son temps (la guerre froide par exemple), et des expériences personnelles. D'ailleurs souvent dans ce recueil, le héros s'appelle Dino Buzzati.

Ce sont des nouvelles très courtes mais très intenses et qui nous remuent immanquablement et qui parfois nous marquent à vie, n'ayons pas peur des mots. Et même pour ceux qui n'aiment pas trop lire, la longueur des nouvelles les rend très facile à lire (astucieux !).

Du même auteur, ne manquez pas le désert des Tartares qui est lui aussi sublime quoique dans un tout autre registre.

dimanche 20 mars 2005

La Lune et Johan Heliot

La Lune seule le sait

Suite aux conseils toujours avisés du Grenouille bleu - d'ailleurs, il me les a prêté, - j'ai lu ces deux livres de Johan Heliot, un auteur français. Et j'ai beaucoup aimé. C'est une uchronie, c'est à dire un roman basé sur une chose qui aurait pu arriver mais qui n'est pas arrivé. Ces romans, peut être aussi classé dans la catégorie steampunk, un style de la science-fiction qui se déroule au 19e siècle mais où la technologie et certains concepts sont beaucoup plus actuels.

La lune n'est pas pour nous

Imaginez à la fin du XIXe siècle, ce qui aurait pu arriver si au lieu de perdre la guerre en 1870, Napoléon III avait reçu l'aide d'une puissance extraterrestre. Si ces extra-terrestre aidaient l'empereur à installer une base sur la Lune. Imaginez Jules Verne en héros républicain qui combat le régime à coup de grandes idées et de gadgets dignes de James Bond. Franchement, c'est du pur bonheur.

La lune n'est pas pour nous, elle, poursuit l'uchronie dans les années 30 époque où le IIIe Reich a déjà conquis l'Europe. Mais je n'en dis pas plus, je ne veux pas vous gâcher le plaisir.

mercredi 16 février 2005

L'Enjomineur - 1792

L'Enjomineur - 1792 Le dernier roman de Pierre Bordage s'appelle L'Enjomineur 1792 et je l'ai lu. Il s'agit du premier tome d'une oeuvre en 3 tomes. Les deux prochains seront 1793 et 1794.

Sorte de roman mi-historique, mi-fantastique, Pierre Bordage nous raconte l'histoire d'une France ravagée par la haine et la violence dans une des périodes des plus noires de l'histoire de France.

Je ne sais pas pourquoi, sûrement influencé par les écrits philosophiques ayant inspiré pas mal d'idées aux révolutionnaires, j'avais idée que la royauté avait été remplacée par la Ie République, dans une ambiance plutôt bon-enfant et limite romantique, ne conservant de violence que le strict nécessaire (la mort du roi et celle de Marat dans sa baignoire). Bien sûr ce n'était pas la cas, outre celles du Roi, de la Reine et du Dauphin, beaucoup d'autres têtes sont tombées en France (des prêtres, des opposants politiques, des aristocrates, etc.), dans des rafles et des exécutions dignes de la nuit des longs couteaux ou des épurations staliniennes.

Pierre Bordage nous raconte donc la Révolution Française vue par Milo, jeune saisonnier dans une ferme vendéenne et Cornuaud, ancien bandit, ancien marin à bord d'un négrier, violent, sanguinaire. Et bien sur des thèmes chers à l'auteur, le voyage initiatique et le retour dans le droit chemin.

Plus trivial, mais très agréable, les éditions brochées ou reliées contiennent en début de chaque chapitre une illustration de Vincent Madras.

Voici le quatrième de couverture :

" Ta qu'as appris à lire, Milo, te pourrais trouver bérède meu qu'un failli travail de commis. " Emile ne l'entend pas ainsi; lui qu'on dit l'enfant d'une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s'engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de Luçon. Nous sommes en 1792. Dans le bocage vendéen ulcéré par la Constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve... Cornuaud, lui, rentre au pays. Deux ans qu'il s'est embarqué sur un négrier. La Guinée, le Bénin, puis Saint-Domingue. Retour à " la Fosse " auprès d'une pègre nantaise qui s'investit désormais dans le club révolutionnaire Saint-Vincent. Les temps ont changé. Lui aussi, d'ailleurs. Une sorcière vaudou l'a enjominé pour avoir violé une captive africaine... A Paris, la rue est en ébullition. Mais derrière les affrontements œuvre une société secrète, la secte de Mithra, dont les maîtres demeurent dans l'ombre. La trilogie de L'enjomineur s'inscrit entre Paris, Nantes et la Vendée, de 1792 à 1794. Au roman historique se mêle la fantasy, à l'engrenage des événements la quête et le combat contre les forces du mal.

Quelques liens :

lundi 24 janvier 2005

Illustrations

Nuit d'été par François Baranger Je viens de découvrir et redécouvrir deux sites sur des peintres et illustrateurs de science-fiction, comics ou fantasy. De très belles-images :

Tiger Magic - Julie Bell Tout d'abord, le site officiel de l'artiste français François Baranger. Vous trouverez par exemple quelques illustrations sur certains bouquin de Dan Simmons. Des peintures, de la 3D, beaucoup de sombre et de monstres ...

François Baranger

Ensuite, le site qui regroupe les peintures de Boris Vallejo et Julie Bell, un très grand nombre d'illustrations sur le thème de la fantasy et des comics.

Boris Vallejo & Julie Bell

lundi 17 janvier 2005

Ernest Hemingway à Cuba

Les Forbans de Cuba, Dan Simmons Dans "Les Forbans de Cuba", Dan Simmons, un de mes auteurs fétiche s'attaque au roman d'espionnage : mais pas n'importe quel roman d'espionnage. Immaginez Ernest Hemingay, l'écrivain américain, dans sa finca à Cuba qui monte un réseau d'espionnage amateur durant le seconde guerre mondiale en 1942 et qui a l'intention de couler des sous-marins allemand à la grenade à partir d'un bateau d'une quinzaine de mètres. Un agent du FBI est alors envoyé auprès de lui pour officiellement l'aider à mettre en place son réseau et officieusement le surveiller. Et bien sûr tout va partir en vrille.

Et le pire dans tout ça, c'est que presque tout est vrai et le peu de mensonge nécessaire au roman le rendent encore plus vrai. A la fois, roman, biographie, témoignage historique, c'est réellement un livre étonnant où l'on croisera des personnage comme Ingrid Bergman, Gary Cooper ou encore Marlène Dietrich.